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Eugénie Grandet

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  • 224pages
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"Eugénie Grandet, on connaît. Ou on croit connaître... Si on n'a lu qu'un seul roman de Balzac, il y a de bonnes chances que ce soit celui-là. Limpide, ou du moins semblant l'être, linéaire, riche en contrastes psychologiques d'une grande efficacité, il a tout pour se faire consommer aisément. On le dirait même "édifiant" : le terrible Grandet et la dolente Eugénie se font valoir l'un l'autre comme deux modes antagonistes et incompatibles de l'être, d'où la leçon morale paraît sortir et s'imposer d'elle-même. À part quelques grincheux, tout le monde s'accorde à trouver l'oeuvre parfaite en son genre, même si c'est un genre relativement mineur. Le sinueux et papelard Sainte-Beuve témoigne à sa manière, toujours plus ou moins biaisée, de la réussite quasi unanimement (et immédiatement) saluée, lorsqu'il condescend à reconnaître qu'"il s'en faut de bien peu que cette charmante histoire ne soit un chef-d'oeuvre !" - sans prendre d'ailleurs la peine de préciser ce qui lui manque pour que l'ouvrage soit accompli à ses yeux. Mais "charmante", Eugénie Grandet, vraiment ? [...]" Philippe Berthier.

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Eugénie Grandet, Philippe Berthier, Honoré de Balzac

Langue
Année de publication
1992
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3,7
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Langue
Français
Éditeur
FOLIO
Publié
1992
Format
souple
Pages
224
ISBN10
2070385302
ISBN13
9782070385300
Séries
Titre original
Eugénie Grandet
Évaluation
3,7 sur 5
Description
"Eugénie Grandet, on connaît. Ou on croit connaître... Si on n'a lu qu'un seul roman de Balzac, il y a de bonnes chances que ce soit celui-là. Limpide, ou du moins semblant l'être, linéaire, riche en contrastes psychologiques d'une grande efficacité, il a tout pour se faire consommer aisément. On le dirait même "édifiant" : le terrible Grandet et la dolente Eugénie se font valoir l'un l'autre comme deux modes antagonistes et incompatibles de l'être, d'où la leçon morale paraît sortir et s'imposer d'elle-même. À part quelques grincheux, tout le monde s'accorde à trouver l'oeuvre parfaite en son genre, même si c'est un genre relativement mineur. Le sinueux et papelard Sainte-Beuve témoigne à sa manière, toujours plus ou moins biaisée, de la réussite quasi unanimement (et immédiatement) saluée, lorsqu'il condescend à reconnaître qu'"il s'en faut de bien peu que cette charmante histoire ne soit un chef-d'oeuvre !" - sans prendre d'ailleurs la peine de préciser ce qui lui manque pour que l'ouvrage soit accompli à ses yeux. Mais "charmante", Eugénie Grandet, vraiment ? [...]" Philippe Berthier.